vendredi 2 décembre 2011
Mafate jour 2 –Marla -> Roche Plate
On traverse une rivière à guet plusieurs fois pour arriver à
« 3 roches » : Une cascade de 80 mètres qu’on attaque par le
haut. C’est assez vertigineux, mais la vue ne permet pas d’apprécier la chute
d’eau dans son ensemble. On y trouve des plantes avec une tige noire et lisse dont
les bosquets ressemblent à des araignées.
Note : Merci
François pour ton bandana qui m’a m’a probablement sauvé la gorge lors d’une
rhum passagé^^
On continue à travers la végétation verdoyante, puis sur un
sentier escarpé à flanc de
« mur » (la « montagne » circulaire externe du
cirque), qui nous offrirat la vue la plus epoustouflante qu’il nous a été donné
de voir pour l’instant : Montagne écrasante, et sicelé comme à la main,
cascades,…
Panorama
Panorama
Quand on passe au pied du « mur » on ressent bien les 100-200 mètres de pure verticalité avec la végétation qui pousse à
l’horizontale. Cela donne un effet d’optique hypnotisant d’inversement du sol
avec le mur façon Inception.
De face
De profil
D'en bas
On arrive ensuite à Roche Plate, village forestier très
typique, plein de charme et de cachet. Rien à voir avec Marla. Perso j’accroche
beacuoup. On arrive à la sortie d’école et on voit les enfants qui s’égaillent
en courant dans la forêt [,] comme des Ewoks[,].
Après on part pour une mini rando pour voire l’Eglise : seul
batiment datant d’avant les hélicos avec des planches de bois coupées à la
hache. Une fois devant on voit une Eglise en Tôle. Le bois est à
l’intérieur ? On ne peut pas rentrer.
Eglise
Vue de Roche plate
Le soir suite à quelques quiproquos on devra se contenter
d’une demie baguette avec du pâté. Miam.
Les nuages qui tombent le soir, façon Cilaos.
dimanche 27 novembre 2011
Mafate jour 1 – Cilaos -> Marla
C’est parti pour le GR 3 (Grande randonnée) : le tour
de Mafate. Il y en a 2 autres à la réunion : Le GR1 : Piton des
neiges (qu’on fera plus tard), et le GR2 : La diagonale des fous (qu’on a
pas prévue pour l’instant : 10-12 jours au total).
La 1ière étape pour nous est Marla. Ce n’est pas compliqué, il faut gravir le
col du Taïbit, le redescendre et en 1 heure on est rendu. Sur le papier c’est
notre journée la plus cool. 4h30 seulement.
Dans la réalité, le dénivelé (+ de 800 mètres), et les 2346 marches,
sont quand même bien cassant. Heureusement que c’est à l’ombre de la
végétation. Toujours ce mixe de jungle/conifère, puis à une certaine altitude
on voit les fougères apparaître avec l’humidité. Vers le sommet cela ressemble
un peu à la [,] forêt noire et on s’attend à voir les Ents débarquer
[,].
Quelques Tamarins
A la moitié du parcours
Plus vers le sommet
Le sommet du Taïbit
Arrivé au sommet il y a un effet spécial de cinéma. A gauche
c’est la jungle de Cilaos, à droite les alpages de Marla.
Coté Cilaos
Coté Marla
Avec l’altitude
on voit bien le balet des hélicos qui ravitaillent le cirque.
En effet aucune
route, ni accès véhiculés ne déserve le cirque. Aucune route. Pas de bitume
(c’est ce qui est le plus marquant je trouve). Ce qui créer une ambiance
véritablement particulière.
Avant la venue des premiers hélicos et de
l’électricité (il y a 15 ans) cela devait réellement un monde à part.
Le « mur » extérieur du cirque me fascine.
Vertical, jusqu’à 200 mètres de haut, et avec de la végétation.
On arrive à Marla, qui est la 2nd plus grosse concentration
d’hommes à Mafate. Enfin c’est mitigé car il doit y avoir 40 mafatais pour 100 à
150 touristes. C’est ce qui fera je pense cette impression d’attrape touriste
qui ne nous lâchera le long de notre séjour dans ce hameau balnéaire. A
l’épicerie on ressent bien le cout de l’approvisionnement par hélico (160€ pour
700kg) : 2€ la baguette à décongeler soit même.
Au gite après notre douche (froide), on part pour la mielerie.
L’Apiculteur est passionné et passionnant. Il pratique le bio-dynamisme. En
gros il ne nourrit pas ces abeilles. Avantage : c’est du pur miel.
Inconvénient il n’a pas de miel toute l’année. Il nous explique que les
apiculteurs de nos jours nourrissent les abeilles avec du sucre pour qu’elle
fournisse une deuxième « fournée » de miel. Avantage : Miel toute l’année. Inconvénient : il ne s’agit que de sucre
régurgité, ce qui fait perdre la moitié de ses qualités au miel. Si vous
pensiez que le « Bio » allait vous sauver, sachez que les apiculteurs
du label vert se contentent d’utiliser du sucre bio. Lol comme on dit...
La miélerie en contrebas. Le mur sur la Gauche.
Depuis Marla
Zoom sur le [,]"Mur"[,]
Faute de lumière artificiel, la nuit tombe plus tôt et
plus vite ici. [,] On entend les premiers animaux nocturnes. Ils ont ici exactement le même cri que les aliens de Pitch Black ! A ce moment un chat sort des fourets et ses yeux reflètent ma lampe. Scène totalement irréelle, il ne manque que Riddick[,]
lundi 21 novembre 2011
Saint Gilles – La traque aux Cétacés
Après Cilaos on part pour un « Dauphins Safari».
En vrai l’objectif est de voir les baleines à bosses qui viennent accoucher
dans les courants chauds des eaux au large de la Réunion, avant de partir pour
l’antartique.
Le « Safari » dure 2 heures. Après 10 minutes on
tombe sur un baleineau. On se dit qu’il est gros. La mère montre une nageoire.
On se dit que le baleineau est petit. Et pourtant d’après le pilote il n’a
qu’une semaine. Il boit 500 litres de lait par jour et prend 80 kgs par jours.
Je crois qu’il n’y a pas grand chose de plus enthousiasme et
motivé qu’un baleineau. On le suit une heure, et c’est une heure de sauts. Sa mère à coté n’a pas du lui dire les
milliers que kilomètres qu’il restait à faire. La seule chose qui l’arrête
c’est les dauphins.
On en croise 2 et l’un d’eux fait un bond énorme. On a cette
image gravé en tête du dauphin suspendu à l’horizontal 4 mètres au dessus de la
surface le soleil dans son dos.
Quand à la mère si elle se montre moins, ca n’en reste pas
moins majestueux et impressionant. Elle nous gratifie d’un superbe saut, de
geysers d’eau qu’elle évacue, de fameux levés de nagoire dorsale, et caudale,
5-6 mètre (qu’elle utilise pour frapper la surface, on ne sait pourquoi),
On en profite d’autant mieux que généralement notre
capitaine est passionné (cela se voit à la taille de son objectif ^^) et se
place plusieurs fois à moins de 10 mètres (en théorie ce n’est pas autorisé).
A l’un de ces moments la mère exécute un magnifique saut. Là
on prend conscience de sa taille énorme et on peut admirer les détails de ses
phalanges, les coquillages sur son « museau »,… (Un adulte tient dans son crane).
Bref, inoubliable, on repart avec plein d’images gravé dans
la tête (pour moi ce sera le dauphin, le saut de la mère et ses nageoires).
A faire au moins une fois dans sa vie.
Cilaos jour 4 – Le
sentier des Calumets
Lever 5h45. Ça pique un peu quand même. On veut prendre le
temps de s’étirer avant de partir (on le regrettera pas par la suite !).
Ce coup ci la rando n’a rien à voir et on se croirait dans
le Morvand. Herbe grasse et bien verte le tout servi avec petite bruine. En
fond des falaise de jungle qu’encadrent le sentier, à la manière d’un canyon.
Un fois qu’on s’enfonce dans la végétation, le chemin est
fait d’un enchevêtrement de racines, qui forment les « marches » du
sentier. La flore devient luxuriante domaine des fougères et choquas. Sophie
remarque une fougère arborescente (notre première !), végétal
préhistorique.
La suite est abrupte et on mange une borne de dénivelé négatif dans la jungle et les marches racines.
Au passage on tombe sur un bassin non indiqué par les cartes
pour une baignade improvisée.
En chemin on rencontre également une équipe de l’ONF qui
entretien le chemin. Ils sont huit dont une équipe de 3 chargé de ratisser
derrière eux. On a l’impression d’un chemin zen avec les traces des râteaux.
On arrive enfin à notre objectif : Ilet des Palmistes
rouges, après 2h30. On se balade un peu et on repart. On y a pensé toute la
descente et effectivement la remontée est assez hardcore.
Cilaos jour 3 - Ilet à cordes par la chapelle
Objectif du jour : Visiter « la Chappelle »,
sur le chemin d’Ilet Cordes.
Le chemin commence fort agréablement en suivant une rivière
au fond d’une ravine de sapins créole. Ces derniers
recouvrent le sol d’un épais manteau d’épines dont certaines sont rouges fluo
aux abords de l’eau ? On ne sait pas pourquoi mais c’est du plus bel
effet. Le tout comme d’habitude mélangé avec de la végétation tropicale.
On s’aperçoit à un embranchement que pour la chapelle il
faut en fait faire un crochet de 2h30 A/R. On y va. Ça monte sec puis on suit
un chemin le long d’une crête : Panorama magnifique sur les montagnes
escarpés Au pied de ces géants taillés à
la serpe, on retrouve la rivière qu’on a quitté et dont la source se trouve à
l’intérieur de la fameuse Chapelle.
On descend (bien abrupte comme d’habitude). Ici les pentes
et cotes sont aussi douces qu’un coup de fouet. On longe la rivière et là, la
rando se transforme en cannyoning. Passage à guets, escalade de rochers, sauts
de cabris,… On arrive à l’entrée de la Chapelle, lieu de culte secret des
esclaves marrons (Mais pourquoi à 4 heures A/R d’Ilet à Cordes ?!). On
lève la tête. Puis on la lève encore. Imaginez 2 falaises de 90 mètres, comme
faites de papier noirs froissé, se touchant presque.
A l’intérieur c’est remplit d’Hirondelles. Par centaines. Certaines nous frôle plusieurs fois avant qu’on comprennent le message et se mette à avancer.
On doit se débarasser de nos chaussures et remonter les
short, pour aller voir la cascade au fond de la chapelle.

On remonte ensuite à l’embranchement et on continu vers Ilet à Cordes. Autrefois c’était un bout du monde tellement inaccessible qu’il fallait y descendre par des cordes jetées depuis le haut des murailles dominant le village. D’où son nom. Ce petit plateau isolé était donc le refuge idéal des esclaves en fuite. Mais l’ilet fut découvert par Massard, chasseurs de marrons, en 1751. Sa mission : ramener les esclaves « morts ou vifs », mais plus morts que vifs en fait. Figaro, l’esclave qui trahit les siens durant la révolte de Saint leu reçut l’Ilet en récompense (Je me demande combien de temps a-t-il (sur)vécut après).
On descend à travers des sentiers forestiers ombragés, puis
(fatalement) on arrive à la remontée. C’est la plus abrupte que j’ai jamais
faite (encore plus que la rando dans le sud ouest). A flan de falaise on a
parfois 50 cm pour passer.

Par contre on a tout le long un vue panoramique à couper le souffle sur tout le cirque de Cilaos légèrement en contre bas.
Par contre on a tout le long un vue panoramique à couper le souffle sur tout le cirque de Cilaos légèrement en contre bas.
L’espace de 200 pénibles mètres on suit même le lit asséchée
d’une rivière/cascade. Arrivé en haut un belvédère est installé et quelqu’un
d’obligeant à généreusement placé un arc en ciel sur Cilaos. Rien à dire ils
savent chouchouter les touristes ici.
On décide de rentrer par le bus. Cela fait plus 6 heures qu’on marche le retour prend 3h30, la nuit tombe dans 2, et on a pas de lampe. Dommage.
En bus le retour, c’est 30 minutes de purs panorama sur
route à flanc de montagne.
En rentrant, Une nappe de nuages dévale les montagnes du
cirque au soleil couchant.
Pour l’instant, en dehors du Pithon de la Fournaise on se
dit que c’est notre plus belle rando. Pour ne rien gâcher on à croiser personne
la journée sauf à la Chapelle.
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